Les Patients du Docteur Franck

Céilí band à Paris

dessin-carte-visite

Illustration de M. Avezard

C’était il y a fort longtemps.
De la salle d’attente du Bon Docteur Franck, sise au bar du Quiet Man, 5 rue des Haudriettes à Paris 3, a débuté la genèse de cette saga.
Les patients venaient jusqu’à plusieurs fois par semaine se faire soigner par les mystérieuses potions noirâtres tirées d’un robinet posé sur le comptoir du Bon Docteur Franck.
Cette thérapie, accompagnée d’exercices musculaires des mains et des bouches à l’aide d’objets délicats et précieux émettant des sons harmonieux, leur procurait un bien-être et une chaleur sans égal.
Décidément universelle, cette médication donnait l’impression que les autres occupants du cabinet du Bon Docteur Franck étaient, à leur insu, soignés de leur peine d’âme.
En effet lors des séances de traitements, ceux-ci se mettaient à bouger, esquissant des pas agiles et gracieux aux rythmes des exercices. Ils y prenaient plaisir et ils tapaient dans leurs mains à chaque fin de set.
Et ils étaient heureux.